U PENINSULE ITALIENNE DEPUIS LE XVI” SIÈCLE. 25.Ï
fions pontificales de la Romagne ; et, sans suivre exactementles mêmes limites, elle répondait à peu près à l’ancienexarchat (1796). Après les victoires successives de la Francesur l'Autriche, les duchés autrichiens de Milan et de Man-toue furent transformés en une République Transpadane(1797).
Lorsque le traité de Campo-Formio eut consommé la ruinede Venise, ses possessions en Lombardie furent réunies auxdeux nouvelles républiques pour former un seul état, qui pritle nom de République cisalpine; Venise elle-même, ainsi queles possessions quelle avait dans l’ancienne Vénétie et dansl’Austrie lombarde, furent données à l’Autriche (1797). Cedernier changement diminuait d’une façon bien nette leslimites de l’Italie. En effet, le duché de Milan aux mainsde l’Autriche était une possession autrichienne isolée, tan-dis que la Vénétie, confinant à l'ancien territoire de la mai-son d’Autriche, se trouva après son incorporation à l’Au-triche bien plus complètement séparée de l’Italie. Toute lacôte septentrionale de l’Adriatique devint ainsi autrichiennedans le sens moderne de ce mot. Une république italienne— car Venise comptait depuis longtemps en Italie — futainsi renversée, et placée sous la domination d'un princeétranger.
Mais partout ailleurs, à cette époque de changements ré-volutionnaires, le courant était à la création de républiqueslocales. Les possessions de Gênes devinrent une RépubliqueLigurienne; Naples une République Parthénopéenne ; Romeelle-même, laissant momentanément de côté le souvenir deses rois, consuls, empereurs et pontifes, devint la capitaled’une République Tibérine. La plus grande partie du Piémontfut incorporée à la France. Quelques petits districts furentdonnés aux républiques voisines, et le roi de Sardaigne setrouva réduit à la possession de son île. Au milieu de tousces bouleversements d’états et de noms, l’ancienne répu-blique de San Marin continua d’exister.
Retour aux formes monarchiques. — L’Italie