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LE ROYAUME DE BOURGOGNE.
Ferdinand III (1189-1651), elle resta ville libre de l’Empire.Elle fut alors réunie au comté et passa avec lui à la France.
Il faut noter aussi qu’un petit pays bourguignon de cetterégion, le comté de Montbéliard ou Mumpelgard, resta fidèleà l’Empire jusqu’aux guerres de la Révolution française,d’abord comme état séparé, puis comme état réuni au duchéde Wurtemberg ; il fut alors annexé pour toujours à la France(1796).
Lia. Petite Bourgogne des Ducs de Zalvriii-gen. — Sa désagrégation au treizième siècle.
— Tandis que le Palatinat bourguignon conservait ainsi sonunité dans la géographie européenne, la Petite Bourgogneavait une histoire bien différente. La géographie devient iciquelque peu confuse, parce que la Petite Bourgogne, dontau douzième siècle les ducs souabes de Zahringen devin-rent recteurs, comprenait quelques districts qui ne faisaientpas partie du royaume de Bourgogne; et en outre parceque, le royaume étant lui-même dans sa partie orientalehabité par des peuplades germaniques, sa frontière du côtéde l’Alemannie, ou Souabe, était assez changeante. L’Aarpeut être prise comme limite du royaume, tandis que laPetite Bourgogne, comme division administrative, s’étendaitplus loin du côté de l’est. Ainsi Bâle, Berne, Fribourgétaient réellement en pays bourguignon, tandis que laville de Lucerne et le pays d’Unterwalden étaient comprisdans la Petite Bourgogne sans avoir fait jamais partie duroyaume de Bourgogne. Tous ces pays conservèrent long-temps leur connexion avec l’empire, bien que l’aggloméra-tion qui formait la Petite Bourgogne ne restât pas long-temps intacte.
Lorsque la maison de Zahringen s’éteignit (1218), le payscommença à se diviser en petites principautés et en villeslibres, qui devinrent graduellement des républiques indé-pendantes. Les comtes de Savoie acquirent un territoireconsidérable sur les deux bords du lac de Genève. Lesévêques de Bâle, Lausanne, Genève et Sion (Sitten), ainsi