I.E ROYAUME DE BOURGOGNE.
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PARTIE SEPTENTRIONALE. — LE COMTÉ DE BOURGOGNEET LA PETITE BOURGOGNE
5jC Comté de Bourgogne. — Besançon etMontbéliard. — Cependant, bien que le royaume deBourgogne eût ainsi, comme on pourrait le penser, surtroiscôtés au moins, une vraie frontière naturelle, il n'avaitréellement qu’une très petite unité. La partie septentrionaleconserva naturellement ses rapports avec l’Empire pluslongtemps que la partie méridionale. Le comté palatin deBourgogne changea souvent de dynastie ; et il est à remar-quer combien de fois il fut possédé séparément par plusieursdes grands princes de l’Europe. L’empereur Frédéric Bar-berousse le posséda de 1156 à 1189, en vertu des droits qu’iltenait de sa femme; le mariage de l’un de ses descendants 1le donna (1515-1322) à Philippe V, roi de France. Il futensuite réuni avec le duché français de Bourgogne sous lesducs de la maison de Valois (1369); et sauf une occupationfrançaise momentanée, après la mort de Charles le Téméraire(1477), il resta à ces ducs et à leurs successeurs autri-chiens et espagnols. Parmi ceux-ci, il eut une seconde foisun empereur pour comte dans la personne de Charles-Quint,.Cependant, malgré tous ces changements de dynastie, ilresta fief reconnu de l’empire jusqu’à son annexion à laFrance sous Louis XIV (1678).
La capitale de ce comté, on doit s’en souvenir, était Dole.La métropole ecclésiastique de Besançon se trouvait entouréepar le comté ; mais, depuis Frédéric Barberousse jusqu’à
1. Jeanne de Bourgogne, fille d’Otton IV. {Note du traducteur.)