U CONFÉDÉRATION SUISSE.
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grande partie de celui qui était situé au sud furent con-quises par Berne, Fribourg et le Valais réunis (1556). Berneet Fribourg se partagèrent le pays de Vaiul dans des pro-portions très inégales; Berne et le Valais se partagèrent leChciblais sur la rive méridionale du lac, et Berne s’annexal'évêché de Lausanne, situé au nord.
Genève, l’alliée de Berne et de Fribourg, avec son petitterritoire composé de morceaux détachés, fut complètemententourée par les possessions de ses puissants alliés de Berne.Mais, par un traité postérieur (1564), Berne et le Valais ren-dirent à la Savoie tout ce qu’ils avaient acquis au sud du lac,avec le petit territoire de Gex situé à l’ouest. Genève eutainsi de nouveau la Savoie pour voisin, un voisin aux dépensduquel elle fit même quelques conquêtes, — entre autresGex, — conquêtes que l’allié français de la ville libre nedevait pas lui permettre de garder ; des changements posté-rieurs lui donnèrent un voisin encore plus dangereux quela Savoie, lorsque ce voisin fut la France. Mais auparavant,Berne et Fribourg s’étaient partagé le comté de Gruyères(1554), dernier exemple important de ces sortes d’agrandis-sements.
Les alliés des Treize Cantons. — La Confédéra-tion se trouva alors complètement formée avec ses treizecantons et leurs alliés. Parmi ces alliés, Y abbé de Saint-Gall,la ville de Saint-Gall et la ville de Biel ou Bienne étaientsi étroitement unis avec les Confédérés qu’ils avaient placedans leurs diètes.
A côté des relations moins étroites qu’avaient avec lesConfédérés différentes villes alsaciennes, plusieurs autresétats avaient une connexion si étroite et si durable avecla Confédération, qu’ils faisaient partie du même systèmepolitique. La ligue du Valais et les Ligues Grises, VÉvêquede Bâle, la ville éloignée de Mulhouse en Alsace, et pendantquelque temps celle de Botweil, étaient dans ce cas. Enoutre, Berne et quelquefois d’autres cantons eurent desrapports avec la ville et la principauté de Neuchâtel; plu-