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LA CONFÉDÉRATION SUISSE.
sieurs dynasties s’y succédèrent, et finalement elle passapar héritage au roi de Prusse (1707). Constance, à l’autreextrémité de la Confédération, se vit refuser son admissionau nombre des cantons; mais, pendant quelque temps, ellefut l’alliée de quelques-uns d’entre eux. Cet état de chosescessa complètement, lorsque de ville libre impériale elledevint possession autrichienne (1548).
Affranchissement de la Confédération(l648).— L’État ainsi formé par un corps de confédérés germa-niques autour desquels étaient groupés toute une séried’alliés et de sujets allemands, italiens et bourguignons,tous originairement membres de l’Empire, se vit formelle-ment affranchi, à la paix de Westphalie, de toute obéissanceà l'Empire et à son chef. En réalité, cette séparation avaiteu lieu beaucoup plus tôt, et on peut la reporter «à l’époqueoù les Confédérés refusèrent d’accepter la législation deMaximilien (1495).
Il n’est pas douteux que sa position géographique, qui lamettait en possession de la citadelle naturelle de l’Europe,n’ait été une des causes qui permirent ainsi à la Confédérationde se transformer en un état indépendant. D’un autre côté, lemanque d’unité dans la formation territoriale de cet étatexplique les anomalies de sa frontière sur plusieurs points.Au nord, il semble que le Rhin devait former sa limitenaturelle : or Schaffouse, située au delà du fleuve, entradans la Confédération, tandis que Constance■ et d’autrespoints situés en deçà de son cours restèrent en dehors d’elle.Au sud, nous lui voyons une certaine partie de territoiresituée sur le versant italien des Alpes, et l’anomalie sauteencore davantage aux yeux en présence de la manière sin-gulière et tout à fait arbitraire dont la frontière a ôté tracée.Mais, si l’on considère la Confédération comme l’état inter-médiaire s'élevant au point de jonction des trois royaumesimpériaux, on se fait facilement à cette idée qu’elle devait,en quelque sorte, se trouver répartie sur eux trois.