LA CONFÉDÉRATION SUISSE.
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III
LA SUISSE A PARTIR DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
Démembrement des Ligues grises (1797).—République Helvétique (1798). — La forme queprit ainsi la Confédération au seizième siècle resta intactejusqu’aux guerres de la Révolution française. Le premierchangement qui eut lieu porta sur les districts italiensdépendant des Ligues grises, ou Grisons, districts qui furentannexés à la République cisalpine nouvellement formée(1797). L’année suivante, il y eut un renversement completdu système existant. Le système fédéral fut aboli; au lieude l'ancienne Ligue de la Haute Germanie, il y eut, d’aprèsla nouvelle nomenclature, une République helvétique, danslaquelle le mot canton ne signifiait guère plus que dépar-tement.
Il sortit cependant de tout ce bouleversement un bon résul-tat. Les districts sujets furent affranchis du joug de leursmaîtres, que ces maîtres fussent toute la Confédération, ouun seul canton, ou plusieurs cantons réunis. Ainsi, par-dessus tout, le pays roman de Vaud fut affranchi de toutesujétion envers ses maîtres allemands de Berne. Quelques-uns des districts alliés, comme l’évêché de Bâle et laville de Genève, furent annexés à la France. Mais les liguesdu Valais et des Grisons furent incorporées à la Républiquehelvétique.
République des dix-neuf cantons (1803).République des vingt-deux cantons (1815). —
En 1803, Y acte de médiation de Bonaparte rétablit le systèmefédéral, et la république des dix-neuf cantons se trouva ainsiétablie. Aux treize cantons originels avaient été ajoutés ceux