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U MAISON UE SAVOIE.
treizième et quatorzième siècles ; mais les possessions ita-liennes de la maison turent séparées de la masse principaledu territoire savoisien pour constituer un fief au profit del’une des branches cadettes, ainsique cela avait eu lieu pourles possessions situées au nord du lac de Genève. Cettebranche porta par mariage le titre stérile de comtes d ’Acliaieet Morée (1501-1418), — restes de la domination franquedans l’empire d’Orient, — alors que par une sorte de com-pensation une branche de la maison des Paléologues régna àMontferrat.
Pendant le quatorzième siècle, à la faveur des nombreusesluttes qui eurent lieu entre les marquis de Montferrat et deSaluées, les cormes angevins de Provence et les seigneursde Milan, la puissance savoisienne s’accrut généralement euItalie. Sous AmédéeVIll, les possessions des princes d’Acliaïe,c'est-à-dire le Piémont, furent réunies à celles du chef dela maison (1418).
Avant la fin du règne d’Amédée (1455), la dominationsavoisienne en Italie s’étendait jusqu'à la Sesia, comprenantBiella, Santhia et Verceil; en comptant Nice et Aoste commeitaliens, et ils l’étaient devenus réellement, elle allait desAlpes du Valais jusqu’à la mer. Cependant, elle était pres-que coupée en deux par les domaines des marquis de Monl-ferral dont les ducs de Savoie, naturellement, exigèrentdésormais l’hommage. Sahices, placé entre l’ancien patri-moine de Suse et la nouvelle possession de Nice, passaégalement sous la suprématie de la Savoie ; mais un précé-dent hommage fait aux dauphins du Viennois laissait lechamp libre à de dangereuses revendications de la part de laFrance. Amédée VIII, premier duc de Savoie, prit le titre decomte et ensuite de prince de Piémont; ses possessions à peuprès égales en Italie et en Bourgogne constituèrent dès lorsun état parfaitement intermédiaire.
1. Voir page 430.