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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LA MAISON DE SAVOIE.

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alors en contact direct avec le royaume de France; le restetouchait au Dauphiné, qui était en réalité devenu fran-çais, et au comté de Provence qui, gouverné par des princesfrançais, devait, avant la fin du siècle, appartenir complè-tement à la France. Du côté du nord, les nouveaux rapportsqui s’établirent entre la maison de Savoie et la ville deGenève en amenèrent également d’autres, au bout de quel-que temps, avec lîerne et les Confédérés. Toutes ces causesont fait que tout ce qui reste actuellement à la Savoie dece grand territoire bourguignon se réduit simplement à laville et à la vallée d’Aoste. A partir du quinzième siècle,l’histoire bourguignonne de la maison de Savoie est cellede la perte progressive, pendant un espace de plus de troiscents ans, de cette vaste domination.

Agrandissements en Italie (1198-1435). —Princes de Piémont (1439). — L’importance réellede la maison de Savoie en Italie commence à peu près enmême temps que la grande extension de sa puissance enBourgogne. Pendant les onzième et douzième siècles, l’im-portance croissante des villes et l’hostilité de l’empereurHenri VI contribuèrent à affaiblir les possessions des princessavoisiens comme marquis de Suse, et ils ne détenaientpresque plus rien en dehors de leurs vallées alpines aucommencement du treizième siècle. En même temps qu'ilprenait pied au nord du lac de Genève par l’acquisition deMoudon, le comte Thomas obtint également Chieri et d’autresplaces dans le voisinage de Turin. Ces dons étaient purementnominaux ; ils n’en étaient pas moins le commencementdes agrandissements de la maison de Savoie en Italie.Sous le même règne, Saluces rendit pour la première foisun hommage précaire à la Savoie (1216). Plus tard autreizième siècle, Charles d’Anjou, comte de Provence et roide Sicile, pénétra dans l’Italie septentrionale et donna ainsià la maison de Savoie un voisinage aussi dangereux en Italieque celui qu’elle avait en Bourgogne.

La frontière savoisienne continua à s’étendre pendant les