LE lirCIlfi DE ÜOURGOGNE ET LES [’.VYS-liAS.
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quinzième siècle; et cette extension, en amenant la sépa-ration des Pays-lias d’avec l’Empire, est la cause, biensurprenante à la vérité, de la conservation d’une branchedu bas-allemand, comme langue reconnue et littéraire d’unenation indépendante. Ses résultats politiques ont été lessuivants : d’un côté la création, sous la forme des Pays-Basdu nord (Hollande), d'un état qui tint une place considé-rable dans les affaires de l’Europe et du monde, et d’unautre le développement plus lent, sous la forme des Pays-Pasdu sud (Belgique), d’un état que la politique modernecontinue toujours à regarder comme un royaume intermé-diaire. De même que la Suisse neutre représente le royaumeintermédiaire de Bourgogne, de même le royaume neutrede Belgique représente le royaume intermédiaire de Lotha-ringie.
Le duché de Bourgogne, qui a donné son nom à l’étatbourguignon du quinzième siècle, était de tous les paysportant le nom bourguignon, celui qui se trouvait, le pluscomplètement en dehors du royaume bourguignon des em-pereurs. Cette Bourgogne, la seule qui ait conservé ce nomjusqu’à nos jours, le duché qui avait Dijon pour capitale, nefut jamais un fief du royaume oriental ou de l'Empire après laséparation finale. Il reconnut toujours la suprématie des roisde Laon et de Paris, qui le donnèrent deux fois en fief à desprinces de leur maison, nu onzième siècle d’abord (1052),au quatorzième ensuite (1565). Ce dernier don fut l’originedes ducs de la maison de Valois dont nous allons maintenantsuivre les agrandissements.
Réunion an duché de Bourgogne de laFlandre, de l’Artois et du comté de Bour-gogne (1384). — Philippe le Hardi, premier duc decette dynastie, qui avait épousé Marguerite de Flandre (1509),se trouva posséder, après la mort de son beau-père Louis leMâle (1584), les comtés de Flandre, d 'Artois, de Réthele t deNevers, tous fiefs de la couronne de France, plus le comtepalatin de Bourgogne comme fief de l’Empire. La situation