LE DUCHÉ DE BOURGOGNE ET LES PAYS-BAS.
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demi i;i pointe septentrionale arrivait au Zuyderzée, et quiétait intermédiaire entre ce second groupe d’états et lesétats plus spécialement frisons.
Ces états de la partie orientale, tout en n’ayant pas entreeux un lien aussi étroit que ceux de la partie occidentale,furent cependant amenés assez facilement à faire partie dumême système politique. 11 est difficile de tirer une lignede démarcation bien nette entre tous les états de cetterégion ; nous pouvons dire cependant que, sans former en-core un état intermédiaire, ils formaient un système quiétait à part de la France comme de l'Empire, tout en ayantavec l’un et avec l’autre des rapports de toutes sortes. Onne peut dire qu’ils fussent principalement impériaux et teu-toniques, car en dehors de l’hommage qui était dù à laFrance par la Flandre et par l’Artois, l’inlluence françaiseavait fait de grands progrès dans le sud des Pays-Bas, aupoint de vue politique comme au point de vue de lalangue et de la civilisation. En réalité, le Brabant et lellainaut avaient autant de lapports avec la France qu’avecl’Empire, et cette influence de la France fut grandementfavorisée par ce fait qu’une partie considérable de la ré-gion méridionale ne parlait pas une langue teutonique.Enfin, tout en constatant qu’il fut fait beaucoup pour effec-tuer comme pour empêcher leur réunion aux grands étatsqui les entouraient, et beaucoup plus encore pour les réu-nir les uns aux autres, on peut dire que les états desPays-Bas semblaient désignés par la nature pour être ras-semblés sous un même chef politique. Ce chef existadans la personne des ducs de Bourgogne et des comtesde Flandre, par lesquels, aux quatorzième et quinzièmesiècles, la presque totalité des Pays-Bas fut réunie en unseul état, qui devait ensuite se séparer en deux par l’effetdes divisions religieuses.