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LE DUCHE DE BOURGOGNE ET LES PAYS-BAS.
alors possesseur de la plus grande partie des l'ays-Bas,quoique ses domaines continuassent toujours à être interceptéspar les évêchés d’Utrecht et de Liège, et par le duché deGueldre. Charles le Téméraire réunit (1472) le duché deGueldre et le comté de Zutphen à ses états; mais ils for-mèrent une possession bien précaire,perdue et recouvrée plusd’une fois, jusqu'à leur annexion définitive sous Charles-(Juiut (1545). 11 y avait encore les deux grandes princi-pautés ecclésiastiques d ’Ulrecht et de Liège; bien que l’his-toire de cette dernière ait été grandement mêlée à celle desducs de Bourgogne, bien qu’elle ait elle-même subi leurinlluence dans une large mesure, elle ne fut cependant jamaisannexée d’une manière formelle, tandis que la puissancetemporelle de l’évêque d’LTrecbtfut sécularisée sous Charles-Ouint (1551). Avant cette époque, la Frise occidentale, cellequi était située immédiatement à l’est du Zuyderzée, avaitété incorporée (1515) aux possessions du prince qui repré-sentait les anciens comtes de Hollande.
Les Pays-Bas se trouvèrent ainsi groupés en totalité sousCbarles-Quint ; réunis avec le comté palatin de Bourgogne,qui était très éloigné d’eux, ils formèrent le cercle de Bour-gogne dans la nouvelle division de l’Empire. L’évêché de Liège,qui coupait en deux toute la partie méridionale des Pays-Bas, resta dans le cercle de Westphalie. Dix-sept provinces,dont chacune conservait une large part d’existence séparée,se trouvèrent ainsi réunies entre les mains d’un seul prince,et, depuis le traité de Madrid, elles furent affranchies detoutes prétentions de la part d’états étrangers. Les Pays-Basentraient ainsi pour un élément des plus compacts et desplus importants dans les possessions d’un empereur quiétait également souverain de Bourgogne et de Castille.