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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LE DUCHÉ DE BOURGOGNE ET LES PAYS-BAS.

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nion à l’Autriche (1S78-1713). — Quant auxprovinces méridionales, c’est-à-dire la plus grande partiedu Brabant et de la Flandre, avec Y Artois, le Hainaut,Namur, le Limbourg, le Luxembourg et la partie méridio-nale de la Gueldre (Haute-Gueldre), — Anvers se trouvant àune extrémité et Cambrai à une autre, — elles restèrentgroupées sous la souveraineté des représentants des ducs deBourgogne. Elles continuèrent donc à former une dépen-dance éloignée de la monarchie espagnole. Mais leur fron-tière méridionale était ouverte à des agressions constantesde la part de la France, et, d’un autre côté, Dunkerque futoccupée un moment par les Anglais (1658-1662), commel’avaient été Calais et Guines à une époque plus ancienne.

Le traité des Pyrénées donna à la France Arras et la plusgrande partie de Y Artois, moins Saint-Omer, qui restait àl’Espagne. La France s’avança également le long de la côtede Flandre, en prenant d'abord Gravelines (1659), en vertudu traité, et ensuite en achetant Dunkerque à l’Angleterre(1662). Le même traité donna encore à la France plusieursterritoires situés sur les frontières du Ilainaut, de Liège etdu Luxembourg, et comprenant les forteresses détachées dePhilippeville et Marienbourg, ainsi que Thionville. Pendantles guerres incessantes du règne de Louis XIV, la frontièrevaria à chaque traité. De toutes les acquisitions faites par laFrance au traité d’Aix-la-Chapelle (1668), quelques-uneslurent rendues à la paix de Nimègue (1677).

Enfin, après la guerre de succession d’Espagne, la fron-tière, telle quelle fut fixée au traité d’Utrecht (1715), con-firma à la France la possession de certaines parties de laFlandre et du Ilainaut, et cette puissance conserva ainsiLille, Cambrai et Valenciennes. Les provinces des Pays-Basqui avaient été jusque-là espagnoles passèrent alors à laseule branche survivante de la maison d’Autriche, celle quirégnait sur l’afchiduchô et qui fournissait des candidatshéréditaires à l’empire

Aes Pays-Bas sous la domination française