306 LE DUCHÉ DE BOURGOGNE ET LES l'A\S-BAS.
du duché de Gueldre, cependant, formait une des provincesde la nouvelle république, tandis que la partie méridionalede ce duché partagea le sort des autres provinces du sud.D’ailleurs, en dehors des sept provinces, la confédérationconservait également certaines parties du Brabant, de laGueldre et de la Flandre, à titre de possessions communes.L’état ainsi formé, état qui eut si longtemps en Europe uneimportance tout à fait disproportionnée avec son étenduegéographique, était déjà devenu, sous le gouvernementbourguignon, réellement indépendant de l’empire ; mais cefut seulement à la paix de Wesphalie que cette indépendancefut reconnue officiellement (1648).
La puissance maritime de la confédération devint telle,qu'elle ne fut plus seulement un état européen, car elleeut des colonies dans les trois parties du monde. Au dix-septième et au dix-huitième siècle, les Sept-Provinccs éten-dirent leur domination sur plusieurs points du continentindien ainsi que sur l’île voisine de Ceylan, sur les grandesîles équatoriales de Java, de Sumatra et des Moluques, surplusieurs points de la Guinée et de l’Afrique méridionale,et sur une partie de la Guyane, dans l’Amérique du Sud.Mais en 1664, la grande colonie de l’Amérique du Nord,la Nouvelle-Néerlande, passa à l’Angleterre, et Nouvelle-Amsterdam devint New-York. Chose assez singulière, cegrand état n’eut jamais un nom géographique bien établi.Le nom de Neerlanden impliquait la totalité des Pays-Bas,et à ce titre sa signification était trop étendue, puisqu’il n’yen avait qu’une partie d’affranchie; celle du mot Hollandeétait trop restreinte, car c’était le nom d’une seule desprovinces, quoiqu’elle fût la plus grande. D’un autre côté,par suite d’un étrange caprice de langue, l’usage a prévaluen Angleterre de réserver exclusivement aux habitants desProvinces-Unies, c'est-à-dire à une petite partie seulementde la race teutonique, le nom de Deutsch, qui est celui dela race tout entière.
Les Pays-Bas espagnols jusqu’à leur réu-