LA MAISON D’AUTRICHE.
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absolue les unes aux autres, établit entre elles un lienplus fort au point de vue géographique. Telle fut l’acquisi-tion du duché de Carinthie et du comté de Tyrol (1355).
Les possessions autrichiennes s’étendirent alors d’unefaçon continue de la Bohême à lTstrie, et elles projetaienten outre, par le Tyrol et par la Souabe, un territoiremorcelé, mais presque continu, s’étendant jusqu’aux confinsde la Lorraine et du comté de Bourgogne. Elles touchaientmaintenant le golfe oriental de l’Adriatique, et elles arri-vaient jusque dans le voisinage de l’Archipel dalmatien. Unpeu plus tard, elles atteignirent l’Adriatique proprementdite, en englobant la ville de Trieste qui, placée entre larépublique de Venise et les patriarches d’Aquilée, se re-commanda (1582) au duc Léopold comme à son suzerain;c'est ce même Léopold qui tomba quatre ans plus tard àSempach.
A cette époque, les possessions autrichiennes en Souabe,qui avaient augmenté au nord du Rhin, subirent despertes sensibles au sud de ce fleuve. Les Confédérés gagnè-rent du terrain de toutes manières, par transactions et parconquêtes, jusqu'à ce que, après la perte du Thurgau (1400),il ne restât plus au sud du Rhin, à la maison d’Autriche,que les villes connues sous le nom de villes forestières :Rheinfelden, Lauffenbourg , Saeckingen et Wadshut.
Les diverses branches de la maison d’Autri-che. — Leur réunion sous Maximilien. — Auquinzième siècle, la division des états de la maison d’Au-triche avait pris une forme plus durable. Une branche ré-gnait en Autriche, une autre en Carinthie et en Styrie 1 , unetroisième sur le Tyrol et les autres possessions occidentales.C’est alors que nous voyons commencer cette longue séried’élections de princes autrichiens aux couronnes germa-nique et impériale. Après Albert II, duc d’Autriche (1406) et
1. Cette branche était elle-même divisée en deilx autres, qui ne furentréunies qu’après la mort du frère de Frédéric III, Albert VI de Styrie (1465).(Note du traducteur.)