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LA MAISON D'AUTRICHE.
les états qui ont été groupés sous l’autorité de la mai-son de Habsbourg, celle-ci a été plus d’une fois, au mêmemoment, voisine de la France et de la Turquie; et elle atrouvé quelquefois ces deux voisins ligués contre elle. Enoutre, bien que la connexion qui existait entre la maisond’Autriche et l’empire fût purement personnelle, et renouve-lée à chaque génération par une élection spéciale, le fait quetant de rois de Hongrie et d’archiducs d’Autriche furent suc-cessivement choisis comme empereurs, lit qu’à bien desyeux, la maison d’Autriche, après l’abolition de l’empire,semblait continuer celui-ci. La position particulière de lamaison d’Autriche aurait été difficilement obtenue par lasimple union de la Hongrie, de l’Autriche et des autresétats sous des princes dont aucun n’aurait été élevé aurang impérial; et il en aurait été de même d’une série desimples ducs d’Autriche, quand bien même ils auraientrevêtu la dignité impériale de génération en génération. Ilfallut, en effet, qu’une masse d’états n’ayant aucune connexionnaturelle l’un avec l'autre fussent réunis accidentellementsous un même souverain, et de plus que l’empire lui-mêmesemblât être devenu la propriété de la maison de Habsbourg,pour que celle-ci, continuée par la maison de Lorraine, arri-vât à la position unique quelle occupe parmi les puissanceseuropéennes.
La Bohême et l’Autriche jusqu’à, leur uniondéfinitive (1527). — Ce fut comme nous l'avons vu,sous Ottocar II, que l’union qui devait se réaliser entre lesroyaumes de Hongrie et de Bohême et le duché d’Autriche,commença à se révéler. Un roi de Bohême avait alors prispossession du duché d’Autriche, tandis qu’un roi de Hongrieavait momentanément pris possession d’une partie de laStyrie. Cependant, ce n’était pas sous cette forme que l'u-nion devait se réaliser d’une façon définitive, et, au lieu *que le duché fût ajouté à l'un ou à l’autre de ces deuxroyaumes, c’était au contraire ces royaumes qui devaientappartenir aux princes autrichiens. Il sera parlé ailleurs de