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L'EMPIRE D'ORIENT.
côté de l’est. Le Califat de Bagdad était alors en pièces, etles petits émirats disparurent avec encore plus de facilité.Les guerres de Nicéphore Phocas et de Jean Zimiscès (965-976)rétablirent la Cilicie et la Syrie sur la liste des provincesromaines ; et les villes de Tarse, Antioche et Étlesse furentrendues à la Chrétienté. Basile II étendit la puissance impé-riale sur VIbérie et YAbasgie, pays situés à l’est de l’Euxin(991-1022); il commença en outre (1021) une série de tran-sactions grâce auxquelles, dans l’espace de quarante ans,l 'Arménie tout entière fut annexée à l’empire (Ani en 1045et Kars en 1064), c’est-à-dire à la veille du jour où la puis-sance impériale allait être tout à fait renversée en Asie.
Révolte de la Servie (1040). — Progrès desTurcs en Asie (1064-1081). — Les Normandsen Épire (1081). —Cette grande extension de l’empirele mit en contact avec de nouveaux ennemis dans les deuxcontinents. En Asie, il devint le voisin des Turcs Seldjoucides,eu Europe, celui des Magyars ou Hongrois, qui sont appelésTurcs par les écrivains byzantins du dixième siècle. LaHongrie était alors devenue un royaume chrétien. La Servieétant venue à se révolter (1040), un nouvel état indépendantse trouva placé entre la Hongrie et la Homanie ; mais Belgraderesta possession impériale jusqu’en 1064, où elle passa sousla domination magyare.
Vers cette époque, l’empire avait déjà subi des échecsbien plus considérables en Asie. Les Turcs Seldjoucides tou-chaient maintenant la nouvelle frontière romaine. De pillardsils se firent conquérants, et la première conquête turque, celled 'Ani, eut lieu la même année que la dernière acquisitionde l’empire, celle de Kars (1064). Les empereurs essayèrentalors de fortifier cette frontière si menacée en érigeant desprincipautés vassales.
Le nom d 'Arménie fut déplacé. Une nouvelle Arménie, ouPetite Arménie, fut constituée dans les montagnes de laCilicie (1080), et elle fut gouvernée par des princes del’ancienne dynastie arménienne, dont la fidélité à l'empire