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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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L’EMPIRE D'ORIENT.

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contrôles empereurs latins de Constantinople avait passé auplus puissant des états grecs d’Asie, à l’empire de Nicée.

L’empire grec de Trébizonde (1204-1461).Sa plus grande étendue. — Ces états grecs de l’Asieétaient au nombre de deux ; leur origine remonte à la mêmeépoque, mais elle fut différente, ainsi que devaient être leursdestinées. L’empire de Nicée était la continuation la plusvraie de l’ancien empire de la Rome orientale; l'empire deTrapezom ou Trébizonde fut le dernier représentant indé-pendant de la domination romaine et de la civilisationgrecque. L’empire de Trébizonde fut bien un des états quisortirent du partage latin; mais, pour parler strictement, ilfaut dire que parmi les parties de l’empire qui montraient leplus de tendance à s’en séparer, l’une d’elles fut confisquéepar un empereur rival à la faveur de la conquête latine.Alexis Comnène s’empara de Trébizonde (1204), grandementaidé en cela par les Ibériens, comme si l’empire, déjà dé-membré par les chrétiens d’Occident, devait également subirun autre démembrement de la part des chrétiens de l’ex-trême Orient.

Les possessions d’Alexis, agrandies à l’ouest par son frèreDavid, comprenaient d’abord toute la côte méridionale duPont-Euxin située à l’est du Sangarius, sauf la ville d ’Amisos,qui s’efforçait de rester virtuellement indépendante, et lacolonie turque voisine, de Samsoum. Cependant cette do-mination ne fut que momentanée. Elle se réduisit à sa partieorientale, qui composa l’empire de Trébizonde dans sadernière forme; la partie occidentale, qui formait le gou-vernement de David, fut bientôt absorbée par l’état gran-dissant de Nicée (1215).

L’empire grec de Nicée. — Ses progrès enAsie (1206-1247); en Europe (1215-1261).

— Cet état eut pour fondateur Théodore Lascaris, qui futregardé comme le successeur des empereurs d’Orient. Dixannées après la prise de Constantinople (1214), un traitédélimita sa frontière et celle de la petite domination des