DOMINATION DE VENISE EN ORIENT.
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dernières possessions péloponnésiennes, Nauplie et Monem-basie (1540), ainsi que toutes ses îles égéennes, exceptéTénos et Mycône. La domination strictement grecque deVenise fut alors, pendant cent quarante ans, à peu prèsréduite aux îles ; après la perte de Chypre et de la Crète,elle ne comprenait guère plus que les îles occidentales.
Mais il y eut au dix-septième siècle un réveil de lapuissance vénitienne, semblable à celui qui eut lieu anté-rieurement pour l’empire. Les grandes victoires de FrançoisMorosini, confirmées par la paix de Carlowitz (1699), affran-chirent tout le Péloponnèse de la domination turque, etl’ajoutèrent ci la domination de Saint-Marc (1685-1699). Lemême traité confirma Venise dans la possession de la plusgrande partie de la Dalmatie.
La guerre suivante coûta à Venise tout le Péloponnèse,ses deux forteresses en Crète, et les deux îles qui lui restaientdans la mer Égée (1705-1718); de sorte que sa dominationne s’étendit pas plus loin que les côtes occidentales de laGrèce, où elle avait repris possession de Leucade et deBulrinto, et acquis en outre Prevesa.
Frontières de “Venise et de Raguse an tlïv-huitième siècle. —Les possessions vénitiennes en Grèce,pendant le siècle dernier, se composaient donc des sept îles,appelées îles Ioniennes, et de Bulrinto, Prevesa et Pargasur la terre ferme. Les possessions dalmatiennes de la Répu-blique, pendant la même période, comprenaient un territoireintérieur considérable dans la région du nord-est et tout lelittoral de la Dalmatie jusqu’à Budua, en exceptant ce quiappartenait à Raguse.
La république indépendante de Baguse était si jalouse desa puissante voisine qu’elle préférait avoir le Turc pourvoisin. Sur deux points du littoral, à Klek, situé au fonddu golfe formé par la longue péninsule de Sabbioncello, età Sutorina sur le Bocche, le territoire ottoman arrivait jus-qu'à la mer, de manière à isoler le territoire de Raguse desdossessions vénitiennes situées de chaque côté. Telle était