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DOMINATION DE VENISE EN ORIENT.
la frontière des deux républiques de l’Adriatique jusqu’àl’époque où Venise d’abord, et Raguse ensuite, disparurent.
Le duché de IVaxos et les Cyclades sous lesprinces x^énitiens (lSO'S'-lCl'ï'). — En dehors despossessions directes de la république de Venise, il y avaitd’autres pays, ayant fait anciennement partie de l’empired'Orient, qui furent occupés par des seigneurs vénitiens,comme vassaux de cette république ou de l’empire de Ro-manie. Il serait sans fin de retracer les révolutions de chaqueîle égéenne; mais nous devons mentionner l’une d’entreelles qui devint, sous une dynastie vénitienne, le siège d’unétat latin dont la durée dans le monde grec fut seulementinférieure à celle de la république de Venise. Nous voulonsparler du duché diversement appelé duché de Naxos, deDodekannesos, ou d 'Archipelago ; le dernier de ces noms étaitle nom barbare de la mer Égée ou mer Blanche 1 . Fondédans les premières années de l’invasion latine par le Véni-tien Marco Sanudo (1207), le duché insulaire se maintintcomme état latin, généralement vassal ou tributaire de quel-que état plus puissant, jusqu’à la dernière moitié du seizièmesiècle (1506). Il reconnut alors la suzeraineté de l’Ottoman,par qui il fut donné, dépouillé de la plupart de ses îles, àun duc juif; treize ans après, il passa sous la dominationimmédiate du Sultan (1579).
La plupart des Cyclades faisaient partie de ce duché, oubien étaient des fiefs possédés par d’autres familles véni-tiennes. Toutes finirent par passer aux mains des Turcs, saufquelques-unes des plus petites, qui restèrent simplementtributaires, et qui ne furent complètement annexées à leurempire qu’au dix-septième siècle (1617).
i. Atrrfvi Oà/.acça, pour la distinguer de l’Euxin, la Bi/airca. (NoLe deauteur.)