L EMPIRE OTTOMAN.
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tinople rétablirent également sa suprématie, au moins no-minalement, sur ces rivages africains qui lui avaient étésoustraits par les premiers Musulmans. La plus grande con-quête de Soliman fut la Hongrie (1526) ; mais il fit égalementde la mer Egée une mer ottomane. Dans les premièresannées de son règne, les chevaliers de Saint-Jean furentchassés de Rhodes (1522), et ils perdirent leur forteresse d’Ha-licarnasse, dernière possession qui soit restée aux Européensen Asie. Ses derniers jours virent la conquête du duché deNaxos (1579); dans l’intervalle, Venise avait perdu ses for-teresses du Péloponnèse 1 .
En Afrique, le Turc vit reconnaître sa suprématie parAlger (1519), et par Tunis. Mais Tunis, rendu à la chrétientépar le roi impérial des Deux-Sicilcs, Charles-Quint (1551),fut perdu et conquis de nouveau par elle (1535), jusqu’à cequ’il fit retour à l’Islam sous le règne du second Séliin(1575). Tripoli, qui avait été donné aux chevaliers (1551),passa aux Ottomans sous le règne de Soliman II (1551).Chypre fut annexée sous Sélim II (1571) ; la bataille deLépante ne put ni la sauver ni la délivrer, mais les progrèsdes Turcs furent arrêtés.
Comparées avec celles des premières années, les conquêtesdu dix-septième siècle sont peu importantes, et ce sièclen’était pas écoulé que le terminus ottoman avait déjà com-mencé à reculer. Cependant, ce fut dans la dernière moi-tié du dix-septième siècle que l’empire ottoman atteignitsa plus grande étendue géographique. C’est à cette époqueque la Crète y fut rattachée (1641-1669) ; quelques annéesaprès, Kamienetz et toute la Podolie furent cédées aux Turcspar la Pologne (1672-1676). Ce ne furent pas absolument lesdernières acquisitions des Turcs en Europe, mais ce fut leurdernière acquisition d’une grande province. La dominationottomane couvrit alors plus d’espace sur la carte qu’ellen’avait fait jusqu’alors. Soliman II, dans toute sa gloire,
1. Voir page 422;