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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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L'EMI’IRE OTTOMAN'.

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moyen entre l’asservissement et la liberté. Quant à l’ancienneMacédoine, le pays que Basile et Samuel se disputèrent siénergiquement, la question est considérée comme résolueentre les Grecs et les Bulgares, parce qu’on a livré les unset les autres à la complète discrétion des Turcs.

III

LA PÉNINSULE DU SUD-EST DEPUIS LE VIII- SIECLE

Diverses vues d’ensemble sur la géographiehistorique de la péninsule. — Nous pouvons terminernotre revue des pays du sud-est en considérant d’une façongénérale leur position géographique à quelques-unes desépoques les plus importantes de leur histoire. A la fin duhuitième siècle (800), l’empire d’Orient s’étend toujours duTaurus à la Sardaigne ; mais à part la péninsule asiatiqueoù il s’est maintenu solidement, sa domination ne s’étendplus que sur des côtes et des îles. Il détient toujours laSicile, la Sardaigne et la Crète, le talon et la botte de l’Italie,le duché éloigné de Campanie, et cet autre duché éloignésitué au fond de l’Adriatique, Venise. Dans sa péninsule euro-péenne, il conserve la totalité de la côte égéenne, une grandepartie des côtes de l’Euxin et de l’Adriatique. Mais l’auto-rité du maître de la mer ne s’étend pas loin de celle-ci ; lesrégions intérieures appartiennent en partie au grand état bul-gare, en partie aux petites tribus slaves flottant entre l’indé-pendance et une soumission nettement établie

A la fin du siècle suivant (900), le caractère général dela domination de la Rome orientale reste le même, mais ily a de nombreux changements de détails. La Sardaigne etla Crète sont perdues ; il ne reste plus qu’une parcelle de laSicile ; mais la puissance impériale est reconnue tout le long