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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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de son élément terrestre ? Mens sana in corpore sano,disaient les anciens; désordre et génie, entend-on ré-péter fréquemment de nos jours. Soit, si l’on entendparler de quelques éclairs dans une nuit profonde.Mais si l’on veut désigner le rayonnement du vrai, dubien ou du beau dans une grande âme, il faut changerla formule. Dans le premier cas on a Cardan, dansle second Newton.

y.

La folie n’est pas la seule maladie du cerveau quitrouble l’exercice de la pensée ; la plupart des affec-tions qui atteignent cet organe sont dans ce cas ; etla supériorité, pas plus que l’imbécililé d’esprit, nemet à l’abri des conséquences fatales quelles entraî-nent sous ce rapport ; témoin la triste tin de Maribo-rough, de Leibniz, de Linné, de Kant, etc.

Il y a plus : les divers appareils de l’économieanimale se rattachant à l’organe de la pensée par lesystème ganglionnaire, il s’ensuit qu’il n’est aucund’eux dont la souffrance ne puisse avoir, commepour le viscère intrà-crànien, son retentissement dansles facultés intellectuelles ou affectives, et altérerl’exercice de notre liberté morale, que celte souf-france soit effet ou cause. Quand un illustre médecin,