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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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suite du revirement favorable opéré dans la santé dumonarque. (H. Martin, toc. cil.)

C’est ainsi qu’llenri IV malade à Rouen, cédaitaux obsessions de son entourage, et signait, « entredeux diarrhées, » dit crûment M. Michelet, le rappeldes jésuites (1605) ; de même que son successeur,convalescent d’une maladie à laquelle il avait faillisuccomber à Lyon, laissait, grâce à son état de lan-gueur, s’ourdir autour de lui les intrigues qui de-vaient renverser le cardinal, dont plus lard, revenu à lasanté, il ne croira plus pouvoir se passer. (Idi, ibid.)

Tels encore, on avait vu Charles XII miné, ditVoltaire, par une fièvre de suppuration sur le cheminde Bender, se montrer tout différent de lui-même, etse laisser conduire comme un enfant (Histoire deCharles XII) ;— Charles-le-Téméraire, à la veillede Morat, « malade et passant sans cesse de la colèreà une sorte d’engourdissement, plus incapable quejamais d’aucun conseil et n’ayant plus, à vrai dire, laplénitude de sa raison, perdre toute son habiletéguerrière » (de Barante, Hist. des Ducs de Bour-gogne) (t); — Charles IX enfin devenu, par suite de

(l) Angclo Catto , son médecin, avait prédit, d’après l’état dans lequelil avait vu ce prince, qu’il perdrait la bataille, et il l’avait même écrit àNaples. Plongé dans une noire mélancolie, n Charles fut probablementdevenu fou de chagrin, n dit M. Michelet. {Hist. de France , t. 0.)