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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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fut frappé d’apoplexie pour avoir découvert une fauted’impression dans un exemplaire de ses homélies ?Comment des hommes d’esprit peuvent-ils répétersérieusement de telles naïvetés ! Que des romanciers sepermettent de semblables licences, que Fr. Soulié,par exemple, fasse tomber dans le marasme (sic),en une demi-heure de temps environ, un jeune hommeen butte aux sarcasmes d’une femme... permis à eux,ce sont là — toute vraisemblance à part — les immu-nités du genre. Mais l’histoire a d’autres exigences.Malheureusement peu de médecins ont songé ou ontpu, comme Cabanis le fit pour Mirabeau, Zimmer-mann pour le grand Frédéric, écrire le récit descirconstances qui ont amené la mort des grandshommes, ou ce qu’ils savaient des maladies dont ilsétaient atteints ; de l’influence que leur état de santéa eue sur leurs résolutions ; et si les historiens en par-lent , c’est pour leur donner un caractère d’étrangetémystérieuse, comme la prétendue sueur de sang dontmourut Charles IX (1).

Cependant, l’exactitude des méthodes qui carac-térise la science de nos jours, semble avoir inspiré

(() L’aulopsie de ce prince prouva qu’il avait succombé à une affectionde poitrine. 11 mourut subitement en rejetant le pus d’une vomiqueformée dans le poumon gauche.