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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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xvm e siècle, chez les médecins appelés à constater laprésence de l’agent vénéneux, dont ils n’eussent pufournir la démonstration rigoureuse, lors même qu’uncrime eût été accompli. Il fallait, pour cela, le con-cours de l’anatomie pathologique qui ne faisait que denaître, et celui de la chimie, qui attendait encore soncréateur.

On ne peut, néanmoins, révoquer en doute lesservices intéressés que la politique ou les intérêts defamille ont dû réclamer souvent des médecins atta-chés au service dïmportants personnages. Ainsi Bou-vart, le premier médecin de Louis XIII, est bien plusencore l’homme des deux reines. Gagné à la causeespagnole, il déclare que l’état de santé du roi nepermet pas de songer à la guerre, et qu’il lui fautrevenir à Lyon. Une trêve favorable à l’Espagne, etl’abandon de Casai se signent sous l’influence deses conseils combinés avec les menées de ces deuxprincesses. (Michelet, loc. cit .) — Bien plus graveencore est l’accusation portée par quelques historienscontre Miron, médecin de Henri III, entièrement à ladévotion de Catherine de Médicis. Catherine pressaitle roi de faire étrangler en secret dans leur prison lesmaréchaux Montmorency et Cossé. Miron, mis dans laconfidence, aurait répandu le bruit que ces deux per-