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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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sonnages étaient menacés d’une esquinancie, afin qu’ons’étonnât moins de leur fin subite. (H. Martin, loc. cit.)C’est ce même archiâtre qui, lorsque la mort deCharles IX eut laissé le trône vacant, avait favorisél’évasion du duc d’Anjou , gardé en quelque sorte àvue par les Polonais, en le faisant passer pour ma-lade. — Louis de Bourges, médecin de François I er ,n’eut pas moins de part à la délivrance de ce prince,prisonnier de Charles-Quint, en amenant adroitementles médecins de l’empereur à partager son avis sur lanécessité qu’il y avait de mettre l’illustre captif enliberté, si on ne voulait le voir succomber à sa ma-ladie, plus feinte que réelle. Combien de faits du mêmegenre n’ont pu arriver jusqu’à nous !

Il ne faudrait pas conclure, en effet, du peu d’im-portance politique qu’ont aujourd’hui les médecins, aurôle qu’il ont joué dans l’ancienne monarchie, je nedirai pas seulement dans les intrigues de la cour,(ainsi que Saint-Simon nous montre Dacquin, Fagon,Bourdelot, Chirac, etc.,) mais au point de vue de l’as-cendant qu’ils devaient à leur mérite, et à la hauteconsidération dont jouissait la faculté. Ainsi Arnouldde Villeneuve n’était pas seulement un des hommesles plus savants de son siècle, c’était aussi un habilepolitique, qu’on employa souvent dans des négocia-

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