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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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tions délicates. Henri IV envoyait secrètement Mares-cot, son médecin à Paris, pour qu’il y sondât lessentiments des habitants, tout en ayant l’air de nes’occuper que de malades. C’était l’époque où lesmédecins pouvaient prétendre à tout, et arrivaientparfois aux plus hautes charges de l’État; où Louis XIIItenait sur les fonts baptismaux le fds de son archiâtre,Jean de Bourges ; où Henri 111 assistait en personneau mariage de la fdle de L. Duret, le savant commen-tateur d’Hippocrate et conduisait lui-même la mariée àl’église ; — où princes et prélats tenaient à honneur dese faire agréger aux collèges de médecine, à la confrériede Saint-Côme, etc ; — où le premier médecin duroi prenait rang parmi les hauts officiers de la cou-ronne, avait le titre de comte, et transmettait sanoblesse à ses enfants. Les temps ont bien changédepuis. Nous, médecins, y avons incontestablementperdu : mais la société y a-t-elle gagné ?

On se tromperait étrangement si l’on croyait pou-voir conclure de ce qui précède, que, regardantl’homme comme rivé d’une manière absolue à la ser-vitude de ses organes, je ne vois dans les événementsde l’histoire que le produit fatal de l’action qu’exerce