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l’àme agissant sur le corps comme force motrice, lecorps sur l’àme comme force résistante, ou récipro-quement. Or, loin qu’on ait tenu compte des nécessi-tés qui découlent de cette sujétion réciproque, par-tout, depuis Platon jusqu’à Descartes, depuis Gaüeujusqu’à Cabanis, vous trouvez la trace des erreurssystématiques dans lesquelles l’ctude exclusive d’unseul ordre de faits peut jeter les meilleurs esprits ;et l’on est tenté de penser avec M. Lélut, qu’àl’exception d’un certain nombre de phénomènes par-tiels, d’observations de détail, on ne possède guèrejusqu’à présent que le roman de la physiologie psy-chologique.
On peut considérer, à mon avis, les rapports duphysique au moral sous trois aspects différents : dansleur cause, — dans leurs lois, — dans leurs consé-quences ou l’influence générale du corps sur l’esprit.
1° De leur cause, c’est-à-dire, de l’essence mêmedu lien qui unit la pensée à la matière, la consciencene nous apprend rien. L’àme est-elle, comme on l’aprétendu, le principe de la vie du corps 1 ? On n’a ja-mais pu former à cet égard que d’aventureuses hypo-thèses. Aussi, les plus grands génies sont-ils venus seheurter sans succès contre cet insondable mystère, etl’on ne s’étonnera pas qu’un esprit aussi rigoureux