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corps et de ses fonctions intellectuelles. » Mais pour-quoi cela ? De ce qu’à tort ou à raison on n’admetplus l’action initiale de ces fonctions sur l’organe pen-sant, est-on pour cela autorisé à passer complètementsous silence dans une analyse complète des condi-tions organiques de la pensée, les modifications in-contestables que peuvent lui faire subir, en réagis-sant sur le centre encé/ "_ue, les viscères autresque le cerveau? Et (pour ne pas sortir de la physio-logie cérébrale), sans regarder avec un habile alié-niste de nos jours certaines facultés de l’esprit commele résultat d’un état névropathique, n’y a-t il pas lieude faire à la psychologie morbide une part plus im-portante que ne la lui fait notre docte confrère ?Quoi qu’il en soit, rester fidèle à la méthode expéri-mentale, à cette rigueur de procédés dont il n’estplus permis de se départir aujourd’hui, dans l’analysede phénomènes d’une nature aussi indéterminable quela vie et la pensée ; déblayer le terrain d’une fouled’assertions hasardées, de faits mal observés, d’hy-pothèses aventureuses qui n’avaient guère eu d’autreeffet que d’enrayer le progrès véritable, c’était unetâche ardue, et dont M. Lelut devait d’autant moinsse dissimuler les difficultés qu’il y avait réfléchi pluslongtemps. Nous serions presque tenté de dire qu’il