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En ce qui a trait aux conditions dans lesquelles seproduisent les actes instinctifs, ou aux lois qui lesrégissent, elles sont les mômes, selon M. Lélul, quepour les faits de perception externe : impression, —transmission, — sensation, — perception. — Ainsi lebesoin de respirer n’est pas seulement un besoin ins-tinctif, c’est encore un acte de sensibilité ou une sen-sation ; et comme il n’y a pas de sensation qui nesoit perçue, c’est par cela même un acte de percep-tion, c’est-à-dire, d’intelligence, et aussi dans decertaines limites un acte de volonté. Ici l’auteur s’é-lève contre la prétendue cécité des instincts, expres-sion qui prise à la lettre « mènerait à la mauvaiseplaisanterie de l’automatisme Cartésien. » 11 n’y apas cécité là où il y a manifestement sentiment etémotion, « un sentiment et une émotion qui se lienteu outre et nécessairement à des faits de sensibilitéextérieure, et a des actes au moins spontanés demouvement. » Voilà, en résumé, la théorie de M. Lélut.
On peut se demander s’il y a réellement de tout
n’en tienl pas toujours assez compte. Que de maîtres inintelligents, qued’aateurs de prétendus traités d’éducation, ne voient dans la curiositéde l’enfant, dans le désir d’exercer scs forces sur ses jouets qu’ilbrise, dans l’émulation même, l'une des formes du désir d’estime,que de mauvais instincts qu’on doit réprimer, tandis que ce sontd’admirables instruments, dont il faudrait seulement savoir se servir.