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cela dans les instincts, dans ces actes qui s’accom-plissent d’une manière plus ou moins irrésistible,sans conscience des moyens, ni le plus souvent dubut que l’on se propose d’atteindre (chez l’animal dumoins, ou chez l’enfant à la mamelle, car pour bienjuger de l’instinct, il faut l’étudier à son origine avantque l’intelligence ne s’y associe et ne le contrôle). Jene prétends pas que l’âme n’ait rien à voir en toutcela, et qu’il faille revenir aux bctes-machines deDescartes. Mais n’est-il donc pour l’animal ou mêmepour l’homme qu’une manière de sentir ou de per-cevoir ? L’auteur qui plaisante avec beaucoup d’espritdes sensations non senties de quelques physiologistes,et de la sensibilité rellexe, expédient imaginé, dit-il,pour rendre compte des sensations non perçues direc-tement , ne craint-il pas de donner prise lui-même àla malignité, quand, à propos des instincts, il nousparle d’une intelligence « plus sensitive qu’intellec-tuelle , indistincte, crépusculaire , non pas incon-sciente, mais à demi, au quart, au dixième con-sciente. » (T. 1, p. 180). J’avoue, pour ma part, nepas voir bien clair dans ce crépuscule-là, ni me rendresuffisamment compte de ce que c’est qu’un quart ouun dixième de conscience. Je ne sais pas trop nonplus comment notre confrère concilie cette doctrine