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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Ce rôle, je ne suis pas le moins du monde tenté dele contester ; mais je regrette que le plan adopté parl’auteur, ou que ses idées à cet égard ne lui aient paspermis d’entrer dans quelques développements, lou-chant le retentissement que les phénomènes de cetordre ont sur les différents appareils de la vie derelation et même de la vie organique, soit dans l’ordrephysiologique, soit dans l’ordre pathologique. Ainsi,il n’est personne- qui ne reconnaisse qu’il est, dansl’ordre affeclifplus particulièrement, des passions quiont sur les viscères de la vie organique (le cœur, lefoie, l’estomac, l’utérus, etc.), une influence qu’on nepeut pas plus négliger, qu’on ne peut nier la réactionpuissante que les perturbations de ces viscères exer-cent à leur tour sur l’organe pensant. A défaut del’observation clinique , l’association habituelle despassions avec certains tempéraments en fourniraitune preuve suffisante. Combien d’idées ont leur pointde départ dans les sensations de la vie végétative !Qui ne sait, par exemple, l’influence de la menstrua-tion, celle de la castration sur les manifestations de lavie morale ? M. Léiul, qui déplore le premier, p. 199,l’oubli dans lequel les philosophes et beaucoup deph v ysiologislcs ont laissé ces faits, n’a pas cru devoircombler celte lacune ; il reproche môme à Bichat de

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