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l’on retranche de l’interminable liste des phénomènespsychologiques décorés du nom de passions, les étalsdisparates de l’àme qu’on y a inscrits , il ne restequ’un petit nombre de passions fondamentales, àprendre ce mot dans un sens plus rigoureux qu’onne l’a fait généralement.
La détermination anatomique du siège de ces mo-biles, qui a été l’une des visées de l’école phrénolo-gique, aurait donc exigé, d'une part, leur réductionpsychologique ; d’aulre part, leur indéterminationnaturelle, leur enchevêtrement et la connexité deleurs éléments ne comportaient guère h» possibilitéd’une localisation rigoureuse dans les organes céré-braux multiples qu’on leur avait assignés. — Rappe-lant ici, pour, mémoire, les faits et les raisonnementsqui ruinent les prétentions de la phrénologie, et lecoup de grâce que lui a porté la réfutation péremptoireque M. L. en a faite, dans ses publications antérieures,l’auteur, en l’absence de toute localisation possibledans l’état actuel de la science, devait aboutir à desconclusions identiques à celles qu’il avait déjà pré-sentées au sujet des appétits et des instincts : c’est-à-dire que c’est par toute sa masse, par son ensembleque le cerveau, centre unique de ces.phénomènes, yprend sa part, y joue un rôle.