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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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ployer, sur la fin à atteindre dans l’étude de l’obscurproblème de l'extériorité, soit; je ne prétends pas qu’ondoive amnistier tous les systèmes. Nonobstant le progrèsgénéra! des idées, qu’on nierait en vain (1), l’esprit hu-main a ses défaillances, la raison a ses éclipses momen-tanés ; l’histoire des sciences et en particulier ceile de lamédecine est là pour le prouver. Cependant, quand jevois l’influence que ces hommes que l’on raille ont con-quise sur leur temps: cellequ’un Descaries, par exemple,pour prendre un exemple dans notre philosophie natio-nale, a exercée dans le monde, je ne puis m’empêcherde penser que leurs doctrines avaient quelque raisond’être, et que ces historiens de l’idée méritent autantque les historiens du fait d’être jugés par des procé-dés moins sommaires. Comment oublier que l’auteurdu Discours de la méthode est de ceux qui procla-

(t) M. Lélut ne croit pas aux progrès de la philosophie. Il est deceux qui pensent que l’esprit humain s’agite depuis trois mille ans dans uncercle de questions oiseuses dont il lui est à jamais impossible de sortir.Je crois, quant à moi, que ce cercle va en s’élargissant ; je crois que laraison arrives des solutions plus nettes et plus complètes des grandsproblèmes qui se posent éternellement devant elle, je n’en voudrais d’au-tre preuve que le savant mémoire de notre confrère sur le Siège deVâme suivant les anciens. On y voit clairement l’idée de l’unité et dela simplicité du principe pensant se dégager peu à peu, en même tempsque le dogme de l’immortalité de l’àme, des liens matériels dans les-quels elle était naguère engagée.