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Mais ces faits s’observent également chez des sujetsqu’on n’a pas endormis. Ce sont des pressentimentsqu’une sorte d’instinct obscur, ou l’influence d’uneimagination vivement surexcitée sur certains étatsorganiques suffisent à expliquer. Ces événementspeuvent arriver par cela seul que le malade a laconviction qu’ils arriveront. — Quant aux prédic-tions relatives aux maladies d’autrui, on nous per-mettra de n’y voir que des présomptions reposantsur un calcul de probabilité, ou sur une sorte depénétration qu’on trouve développée parfois à undegré assez remarquable chez les individus habitués ;à c& genre d’exercice. M. Morin, tout en y ajoutant jfoi, ne présente, d’ailleurs, aucun fait à l’appui. — fMoins crédule, toutefois, pour les événements qui'dépendent du libre arbitre ou du jeu des lois natu- ;relies, il déclare, avec une franchise qui l’honore, 1qu’il ne connaît pas un seul fait remplissant les :conditions suivantes : date certaine de la prédictionfaite par le somnambule ; clarté de celte prédiction,,faite en termes tels, quelle ne puisse s’appliquer.,qu’à l'événement; sa constatation régulière et au- ;thentique.
4° Je ne parlerais même pas, tant la chose mesemble peu sérieuse, delà faculté de comprendre