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VI
Outre les faits dont je viens de parler, et quiprouveraient, — on a vu dans quelle mesure, —l’existence d’une cause ou d'un agent spécial dontils sont l’effet, les partisans du magnétisme, etM. Morin en particulier, s’appuient encore, s’appuientsurtout, pour en démontrer l’existence, sur leur utilitépratique, sur les applications fécondes qu’on peut enfaire à la guérison de nos maladies. C’est là, selonl’auteur, de tous ses avantages le plus important.(Chap. XIX.)
C’est aussi là, il faut le dire, la partie faible du livrede M. Morin. Tant qu’il ne s’est agi que d’une inter-prétation de faits plus ou moins admissibles, d’uneappréciation critique des témoignages, l’auteur avaitsouvent raison ; il lui arrivait même parfois d’avoirraison contre lui-même. Ici il n’est plus sur son ter-rain. Rien ne pouvait lui tenir lieu des connaissancesspéciales qui lui font défaut dans le diagnostic etdans l’appréciation des faits thérapeutiques vis-à-visd’états morbides qu’il ne connaît pas. Nous allonsvoir combien en cela encore l’auteur est peu d’ac-cord avec lui-même.