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une question précise et qui comporte une vérifica-tion facile les dix somnambules lucides les plus cé-lèbres de Paris, recueillez textuellement leurs ré-ponses, et vous verrez combien la vérité (si même ils’en trouve), sera en faible proportion avec l’erreur.»(P. 325.) L’auteur vous en dira lui-même la raison :c’est que « l’erreur est de l’essence du somnambu-lisme comme elle est de l’essence du rêve. Le som-nambule, on ne saurait trop le répéter, est trompécontinuellement par son imagination, et prend pourdes réalités les fantômes quelle lui fait apparaître.Ce n’est que par exception que , au milieu de cedélire, il voit des objets réels en vertu d’une fa-culté intermittente qui ne jaillit que par éclairs. »(P. 32.)
On juge, d’après cela, ce que M. Morin doit pen-ser des somnambules lucides à toute heure, pourtout venant et sur toute sorte de sujet, sous la di-rection d’un professeur de magnétisme, ou mêmehélas ! d’un confrère. Et comme il a jusqu’au boutle courage de son opinion, il ne craint pas de dé-voiler les déplorables conséquences qu’ont eues fré-quemment les pratiques magnétiques, non-seulementpour la santé publique, mais au point de vue de lamorale et des mœurs (p. 313) ; conséquences déjà