— 226 —
boutique, voilà tout. L’intention est la même desdeux côtés ; on peut en dire autant de l’efficacité. »{Ibid,., chap. VI.)
Ici, l’auteur est presque toujours dans le vrai ;mais l’est-il lorsqu’il prétend que l’explication dumagnétisme par l’imagination n’a pas pour les doc-trines qu’il défend les conséquences qu’on lui prête,l’interprétation théorique d’un fait ne lui ôtant, dit-il, ni sa réalité, ni son utilité? Je ne le pense pas.Sans doute, le malade guéri après avoir pris desboulettes de mie de pain ou des globules homœopa-thiques, ce qui est tout un, n’a rien à envier aumalade qui doit sa guérison à l’opium ou à la qui-nine. Mais du moment où les guérisons magnétiqueset autres n’ont plus besoin d’un agent physique pourse produire, l’histoire du magnétisme et des guéri-sons attribuées à cette cause n’est plus qu’un appen-dice à ajouter aux livres qui traitent de la puissancede l’imagination au point de vue de la psycholo- 'gie et de la thérapeutique. S’il n’est pas d’agentspécial, les procédés du magnétisme n’ont plus deraison d’être. Enfin, comme le dit excellemmentl’auteur, « le détrônement du fluide met fin aux ma-gnétiseurs à distance, aux inventeurs, aux jeteursde sort, aux obsessions, qui sont elles-mêmes sous