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circulant avec plus d’aisance dans tous nos organesy entretient, par ses qualités vivifiantes , la chaleuret la vie.
On voit par cet exemple que l’action de l’entraîne-ment ne se renferme pas seulement dans les organesde la nutrition, et qu’elle peut avoir aussi son pointde départ et son retentissement dans les organesde relation. C’est, d’ailleurs, ce que les lois de l’ana-logie nous auraient permis de conclure à priori.Est-ce que le cerveau, par exemple, est soustrait,plutôt que tout autre viscère, à celte loi générale envertu de laquelle tout organe se développe et se per-fectionne par l’exercice, s’amoindrit et perd son res-sort par l’inactivité? Et puisqu’il est l’instrumentmatériel de la pensée, la loi dont nous parlons nes’applique-t-elle pas au développement intellectuelaussi bien qu’au développement physique ? Le doc-teur Broca citait un jour, dans une séance de laSociété d’anthropologie , une coutume établie à Taïli,où les naturels fabriquaient, ou s’imaginaient fabri-quer à volonté des hommes de conseil ou des guer-riers en aplatissant chez l’enfant naissant le derrièrede la tète dans le premier cas, sa partie antérieuredans le second. Je n’entends pas pousser jusqu’à detelles absurdités cette espèce d’orthopédie morale,