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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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bien qu’on puisse retrouver des coutumes du mêmegenre ailleurs que chez des peuples barbares (1);je ne voudrais pas cependant qu’on négligeât com-plètement les'observations plus ou moins rigoureusessur lesquelles ces faits reposent. Sans être le moinsdu monde partisan des doctrines matérialistes , nimême de la phrénologie, telle qu’on nous l’a faite denos jours, je crois qu’il y a un art de redresser lescorps, et je crois qu’une étude approfondie des loisde l’organoplastie cérébrale conduirait à des résul-tats importants en matière d’éducation. J'ajouteraimême que si l’on ne s’arrête pas à la signification ré-cente et d’importation Britannique donnée à ce motd’entraînement, on reconnaîtra que les faits de cetordre ont de tout temps fourni matière aux observa-tions des philosophes et des naturalistes. Seulement,on les a étudiés sous différents noms, à différentspoints de vue ; on n’a pas toujours saisi leurs con-

(I) J’avais depuis longtemps remarqué chez les jeunes soldats nés àToulouse une dépression latérale du crâne, d’où résultait l’alongementde son diamètre antéro-postérieur. Un confrère de l’armée, originairede celle ville, et qui offrait lui-même cette conformation, m’apprit qu’ellerésultait de l’haliilude où étaient naguère les matrones de pétrir dans cesens la cavité crânienne des nouveaux-nés. Cette coutume, qui s’éten-dait à d’autres paities de la France, remontait probablement fort loin,mais le sens primitif en était sans doute perdu.