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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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nous diriger vers la carrière à laquelle notre vocationet nos aptitudes semblent nous destiner. Vouloir qu’onen agisse autrement, serait fermer la route du succèsau plus grand nombre, et celle du progrès aux socié-tés. Mais il y là en même temps qu’une voie à suivre,un écueil à éviter ; je vais m’expliquer.

Un principe reconnu en matière d’éducation, maisqui n’en est pas moins violé journellement dans lapratique, c’est qu’on ne doit pas exercer certainesfacultés aux dépens et à l’exclusion d’autres facultésnon moins importantes, et qu’on laisse dans l’oubli.« Il sera d’autant mieux pourvu à la culture de cha-cune d’elles, dit un penseur de nos jours, que toutesseront cultivées avec plus de soin ; parce que liéesintimement entre elles, elles se soutiennent et se se-condent mutuellement, et par là même chacune con-serve le rang et l’importance qui lui appartiennent. »(Diction, clés Sciences philosoph., article éducation.)Mais ce principe de la subordination réciproque, oude la pondération harmonique de nos facultés setrouve souvent, dans l’application, en antagonismeavec le principe des spécialités, lequel a pour base lapluralité de ces facultés ou de nos aptitudes, et pourméthode l’entrainement appliqué à celle de cesaptitudes qui se montrent prédominantes. Or, il y