— 243 —
pour l’eslomac, pour la rate, etc. A l’éducation philo-sophique qui tend à faire des hommes, ne substituonspas un enseignement artificiel qui ne s’occuperait qu’àfaire des ingénieurs, des industriels, des médecins, etc.Prenons garde qu’en tendant outre mesure les ressortsd’une ou de deux facultés, nous n’étouftions lesautres, et que dans cet entraînement violent des apti-tudes dans le but de nous dresser à la profession quenous aurons à remplir, nous ne prenions trop peu desouci de ce qui ennoblit l’âme et élève la raison.
Certes, je n’ai pas la prétention de me mettre icien travers des tendances de notre époque. La pentedu siècle est aux spécialités. Tout y pousse : d’unepart les progrès des sciences, dont l’horizon de plusen plus étendu ne permet plus à l’intelligence de n’enembrasser qu’une partie restreinte; d’une autre, lebesoin d’arriver par la voie la plus directe aux résul-tats les plus positifs de l’éducation. Il m’appartien-drait d’autant moins, d’ailleurs, de faire ici le procèsau système d’études qu’on a désigné sous le nom debifurcation, que je proposais moi-même, à une épo-que où celte opinion ralliait bien peu d’adhérents, unplan d'études presqu entièrement conforme (1). Mais
(l) Voir le Journal général de Vinstruclion publique (février183 b). J’y disais que l’instruction secondaire, jusque-là essentiellement