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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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duction l’entrainement, lequel implique nécessaire-ment un maximum d’action cérébrale correspondantaux facultés dont il s’agit. J’en ai cité des exemplesfrappants et expliqué la genèse dans un des mémoiresprécédents, de manière à n’èlre pas obligé d’y revenir.Mais il est un point sur lequel je veux insister plusexplicitement en raison du peu de souci qu’on enprend généralement, et parce que j’y trouve le meil-leur correctif aux dangers que je signale, je veuxparler de l’éducation physique, et de la nécessité defaire marcher de pair le développement du corps etcelui de l’intelligence. « Ce qui fortifie l’esprit estutile au corps, » disait Sénèque, « quidquid ani-mum erexit etîam corpori prodest. » (Ep. à Luci-lius.') La proposition inverse n’est pas moins vraie.C’est ce que reconnaissait saint Augustin, lorsqu’ildisait : « Anima etîam pessima melior in optimocorpore. » (De civit. dei, lib. 9.) Et le plus illustrereprésentant des doctrines idéalistes, lorsqu’il recom-mandait, dans le Timée , « de ne pas exercer lamesans le corps, ni le corps sans l’âme, afin que se dé-fendant l’un contre, l’autre ils maintiennent l’équi-libre, ainsi qu’un couple de chevaux attelés ensembleau même timon. » (Plutarque, œuvres mêlées, trad.Amyot.)