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résister plus ou moins longtemps sans désavantagetrop marqué à cet oubli des lois naturelles, ils ne s’enferont que mieux sentir par la suite. Notre siècle estencore bien jeune, et l’on ne peut s’empêcher d’êtrefrappé du nombre d’hommes éminents dans les lettres,les sciences et les arts qui succombent à la peine avant ’le temps, nonobstant les secours qu’ils devraienttrouver dans les progrès de la science, dans ceux del’hygiène, cl dans l’accroissement général du bien-être. Ce ne sont plus des gens de la vieille roche,comme on le dit en parlant de ces octogénaires, dontla vigoureuse vieillesse voit descendre avant-elledans la tombe bien des représentants des générationsqui lui ont succédé dans la vie. 11 ne faut pas , eneffet, s’y tromper, si le terme moyen de la vie estsensiblement reculé , ce n’est pas que nous vivionsplus vieux, c’est qu’entr’autres causes, la mortalitédes enfants est devenue bien moindre depuis ladisparition presque complète de la variole , et lessoins mieux entendus que l'on prend de la pre-mière enfance, naguère abandonnée à elle-mêmedans ses maladies ; si bien qu’il n’y avait guère, ainsiqu’à Sparte, que les individus fortement trempés quivécussent. D’ailleurs, l’éducation d’alors, beaucoupmoins molle, les rendait beaucoup moins accessibles