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raissent les liens qui rattachent l’hygiène aux sciencessociales en général, et en particulier à l’économiepolitique. On peut donc être surpris du silence quegardent, à cet égard, les économistes les plus éclai-rés de notre temps (1). Faut-il l’expliquer par laspécialité des travaux, dans lesquels ils ont cru de-voir se renfermer jusqu’alors ? ou par cette convic-tion dans laquelle sont encore d’éminents penseurs,que nonobstant l’exemple laissé par les Descartes,les Bossuet, les Montesquieu, l’étude de l’hommephysique n’a rien à voir dans les problèmes philoso-phiques, politiques et sociaux, à la poursuite desquelss’agite l’humanité ? Doctrine qui semble quelque peuarriérée, à une époque où les plus hauts problèmessociaux viennent poser devant la science ; où desœuvres, empreintes du spiritualisme le plus élevé,signalent l’invasion des études physiologiques jus-que dans la métaphysique, et prouvent la nécessitéd’une alliance étroite entre ces deux ordres de con-naissances (2) ?
(1) Un de nos économistes les plus distingués, comme écrivain etcomme penseur, M. Baudridart, ne prononce pas même le nom d’by-giène dans le chapitre qu’il consacre aux rapports de l’économiepolitique avec les autres sciences. Il enveloppe dans le même oubliles données de la physiologie.
(2) J’ai déjà mentionné les ouvrages de MM. Bouillier et Tissot sur