mations diverses, qu’on imprimera à cette scienceun caractère de certitude et d'autorité que ne luidonneront jamais les systèmes qui passent. Recher-cher ces principes fondamentaux, tel est le but leplus élevé que nous puissions nous proposer. Toutela philosophie médicale est là.
Laissons donc aux dogmalistes orgueilleux quis’imaginent que la science est née avec eux, cedédain inintelligent de la tradition. Sachons aussinous tenir en garde contre ce faux esprit de‘pro-grès, qui, sous prétexte de marcher en avant,voudrait frapper de déchéance toutes les idées for-mulées la veille. L’état présent de la science ne serattache-t-il pas à son passé? N’est-ce pas à latransmission des idées et des faits par la science,que l’on peut appliquer la pensée de Pascal assi-milant l’humanité à un seul homme, qui se développed’àge en âge par l’acquisition successive de décou-vertes résultant elles-mêmes d’une suite de progrèsantérieurs ? Est-ce trop enfin de toutes les forcesréunies de l’esprit humain et des efforts de vingtsiècles, pour sonder ces profonds mystères quisemblent reculer sans cesse devant nous ? Est-ceque pour s’être perfectionnée, la science des Hippo-crate, des Baglivi, des Sydenham est autre ? Si