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Quand on applique ces principes généraux à l’his-toire de la médecine, on les retrouve dans une con-formité complète avec les procédés et avec la marchede celle science. Vient d'ahord Vempirisme, qui veutqu’on s’en tienne à l'observation sensible, et dontl’exagération mène au scepticisme. Puis le dogma-tisme , qui s’appuie sur le raisonnement, et dont l'abusmène à Vidéalisme médical. — Quant au mysticisme,il n’a pas de nom dans les sciences plnsiqucs, à moinsqu’on ne fasse entrer dans leur domaine la magie, lathéurgie, l 'extase, etc.
La plus simple observation prouve que telle est lamarche la plus naturelle de l’esprit humain : qu’il nesaurait en suivre une autre, sans s’écarter des loisqui lui ont été tracées par le Créateur.
D’ahord, l’homme sujet à la souffrance ne faitqu’obéir, en quelque sorte, à un mouvement instinctif,lorsqu’il cherche autour de lui un moyen de se sou-lager. Ce mouvement, vague dans son principe, etguidé par le hasard, acquiert bientôt, à la suite d’ex-périences journellement répétées, quelque chose deplus positif. Voilà l’art de guérir dans son origine. Unempirisme grossier guide nécessairement ses pre-miers pas ; ce n’est pas encore la science.
Mais la perfectibilité humaine, et les besoins nés