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pratique, cette école dépassa bientôt, comme toutesles réactions, les limites du vrai, et finit dans sesrecherches sur les médicaments, par dégénérer enun empirisme tellement aveugle, qu’il va jusqu’àproscrire l’anatomie et la physiologie. — Cette secte,qui conserve néanmoins une assez grande prépon-dérance jusque vers le temps ou parait Galien, doiten partie sa faveur au scepticisme formulé parSextus Empiricus, médecin et philosophe, avec plusde rigueur cju’on n’en trouve chez ses devanciers.
A l’exception de quelques travaux écrits dans unexcellent esprit (Celse, Arétée, Dioscoride), la mé-decine livrée aux sectes les plus diverses ou à ungrossier empirisme, était menacée de l’anarchie laplus complète, lorsque parait un homme auquelaboutissent, et dans lequel se résument tous lessiècles précédents. Après a\oir parcouru le cercledes opinions et des systèmes, l’esprit humain devaitaboutir à l 'éclectisme, qui cherche à les concilier entreeux. — L’éclectisme tend, en effet, à se constituerau sein de l’école d’Alexandrie, où il naît des effortsdes premiers philosophes Alexandrins pour fonderles doctrines orientales avec Platon, et ce dernieravec Aristote. — Les mêmes tendances naissent enmédecine des mêmes besoins. Galien, renouvelant