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Toutes les doctrines anciennes sont exhumées et trou-vent des interprètes. — De l’étude des Arabes, quin’avaient fait que copier la médecine grecque en ladéfigurant, à celle des sources mêmes, il n’y avaitqu’un pas; il fut franchi, lorsque la connaissance de lalangue grecque fut devenue plus familière, et quel’imprimerie put répandre les chefs-d’œuvre de lamédecine antique. — C’est le signal d’une révolutionou d’une ère nouvelle pour celte science, de mêmeque la connaissance des principaux monuments de laphilosophie antique avait été celui de l’affranchisse-ment de la philosophie moderne. L’esprit humain,qui a secoué ses chaînes, s’exerce d’abord dans toutesles directions. A l’imitation de l’antiquité se joint unehardiesse de pensées qui porte les philosophes versles spéculations les plus exaltées du néoplatonisme,vers le gnosticisme et la cabale. On mêle à des sys-tèmes sérieux des idées bizarres ou extravagantes surles lois de la nature, empruntées aux pseudo-sciencesen faveur. — De même en médecine, le mysticismeimprègne et fausse la plupart des travaux entrepris àcette époque dans l’une et dans l’autre science. L’al-chimie, l’astrologie, la cabale, l’illuminisme infestenttoutes les doctrines. Les promoteurs de ce mouve-ment philosophique sont en même temps ceux du