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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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subissant quelques transformations, le point de départdes doctrines vitalistes de Montpellier.

A la même époque, Boerhaave associe aux théoriesmécaniques, base de son système, mais dont il nefait pas cependant la régie des actions vitales, desthéories chimiques fondées sur les altérations deshumeurs. Ce syncrétisme qui se soutint longtempspar l’art avec lequel il était lié dans ses parties, et parl’immense autorité dont jouit son auteur, pouvaitsatisfaire une époque où les sciences mathématiques,physiques et chimiques, prenant un nouvel essor,avaient conquis une immense faveur; mais l’avenirne lui appartenait pas.

En opposition avec les théories mécaniques etchimiques qui régnaient dans les doctrines précé-dentes, s’élève le vitalisme nouveau, qui, dégagépeu à peu des doctçines plus métaphysiques quephysiologiques de l’animisme, et poursuivant l’étudedu principe vital, non plus d’une manière abstraite,mais dans ses effets visibles, jetait les bases dusolidisme moderne. Il est facile de reconnaître icil’influence du dogmatisme Leibnitzien, qui, en douantla matière de forces propres, devait conduire à re-chercher dans l’organisme même le principe de sesphénomènes. — Hoffmann rapporte toutes les fonc-